Troisième et dernier volet d’une série de trois articles consacrés au rapport d’information dédié à « la guerre électronique », présenté par les députés Didier Lemaire (Horizons) et Thierry Tesson (Rassemblement national) en février 2026 devant la Commission de la défense nationale et des forces armées.
La France entretient depuis des décennies un discours d’autonomie stratégique dont la composante aérienne constitue l’une des pierres angulaires. La dissuasion nucléaire aéroportée, la projection de puissance dans la profondeur, la capacité d’entrée en premier sur des théâtres contestés : autant de missions qui supposent une maîtrise complète du spectre électromagnétique. Le rapport d’information révèle que cette maîtrise est incomplète, sur des points qui ne sont pas périphériques. Ils touchent au cœur de ce que l’Armée de l’air et de l’espace est censée faire en situation de haute intensité.
L’Armée de l’air et de l’espace n’a pas subi les abandons doctrinaux qui ont affecté la composante terrestre pendant les années de contre-insurrection. Elle a conservé une culture de la guerre électronique (GE) défensive, nourrie par la contrainte permanente de la survie aérienne. Mais entre entretenir des réflexes et disposer de capacités offensives de premier rang, il y a une distance que vingt ans d’arbitrages budgétaires ont rendue structurelle.
Ce que SPECTRA fait, et ce qu’il ne fait plus
La logique d’autoprotection électronique des aéronefs de combat est structurelle : un appareil qui ne peut pas détecter ce qui le cherche et y répondre ne revient pas de mission. L’Armée de l’air et de l’espace n’a jamais perdu de vue cette évidence. Le Rafale est équipé du système SPECTRA (détection, brouillage, leurrage, gestion automatique des contre-mesures) dont les retours d’opérations confirment la robustesse dans les environnements de moyenne complexité.
Le problème est que les environnements de haute complexité ont changé de nature. Les théâtres contemporains dominés par des dispositifs de déni d’accès et d’interdiction de zone (dits A2/AD) que déploient la Russie et la Chine combinent des radars actifs à agilité de fréquence, des systèmes de conduite de tir à très courtes impulsions et des environnements de brouillage croisé que l’architecture de SPECTRA, conçue dans les années 1990, n’a pas été dimensionnée pour absorber. Les rapporteurs ne s’embarrassent pas de précautions sur ce point : SPECTRA, dans sa configuration actuelle, ne permet pas la pénétration de tous les environnements contestés. Ce constat vaut pour d’autres flottes occidentales également. Il ne vaut pas pour les Américains, qui alignent des EA-18G Growler, des appareils dédiés exclusivement au brouillage offensif, là où la France n’a rien d’équivalent.
SEAD : la capacité abandonnée dans les années 1990 qui manque aujourd’hui
La suppression des défenses aériennes ennemies (SEAD1) est la condition préalable à toute pénétration d’un espace aérien fortement contesté. Elle repose sur deux effecteurs complémentaires : d’une part des nacelles de brouillage offensif aéroportées, capables d’aveugler les radars adverses le temps que le raid traverse la zone protégée ; d’autre part des missiles anti-radiations, qui détruisent les radars en remontant leur émission.
La France n’a ni l’un ni l’autre en dotation opérationnelle. Les missiles anti-radiations ont été abandonnés dans les années 1990. Aucune nacelle de brouillage offensif dédiée n’a été développée. Ce que le Rafale embarque (SPECTRA en mode actif) est un système d’autoprotection. Il protège l’avion. Il ne supprime pas les défenses adverses.
La réalité opérationnelle est connue des planificateurs : en opération de coalition contre un adversaire doté de systèmes sol-air avancés, ce sont les EA-18G Growler de l’US Navy et de l’US Air Force qui assurent la couverture SEAD pour les appareils alliés. L’armée française opère dans le couloir ouvert par ses alliés américains. Cette réalité est difficilement conciliable avec la doctrine d’autonomie stratégique, qui suppose par définition la capacité à agir seul ou en coalition restreinte sans dépendre d’un partenaire pour des fonctions critiques de la manœuvre aérienne.
La France a eu cette capacité. L’ARMAT, missile anti-radar, dernier employé en opération pendant la guerre du Golfe en 1991, a été retiré du service dans les années 1990 sans programme de remplacement. Cette décision, prise dans un contexte stratégique aujourd’hui révolu, structure encore les capacités françaises. Reconstruire la SEAD offensive, c’est reconnaître que des choix passés ont été des erreurs stratégiques. Des études sont en cours pour doter le Rafale au standard F5 de charges de guerre électronique miniaturisées (nacelles de brouillage, munitions GE éjectables ou embarquées). L’horizon est celui du F5, dont les livraisons ne précèdent pas le milieu de la prochaine décennie. Entre-temps, la dépendance perdure.

SPECTRA se refait une jeunesse, mais pas avant 2030
Le standard F5 du Rafale est supposé corriger plusieurs des lacunes identifiées. Pour SPECTRA, la rénovation prévue est substantielle : refonte de la chaîne de détection électromagnétique, numérisation intégrale du signal, nouveau cœur de traitement à architecture modulaire permettant des mises à jour logicielles sans modifications hardware. Ce dernier point est stratégiquement important : dans la guerre électronique, la menace évolue plus vite que les cycles d’armement classiques. Un système figé dans son architecture matérielle est structurellement condamné au déclassement progressif.
Les travaux s’appuient sur des développements mutualisés avec d’autres plateformes (SNA2 du programme Barracuda, frégates de défense et d’intervention (FDI), programme ARCHANGE). Cette mutualisation est industriellement rationnelle. Elle introduit aussi des dépendances entre programmes dont les calendriers ne sont pas parfaitement synchronisés. Le F5 est prévu pour une première livraison vers 2030. Toute dérive sur ce calendrier, dont l’histoire des programmes d’armement complexes offre de nombreux exemples, retarde d’autant la disponibilité d’un SPECTRA capable de pénétrer les environnements A2/AD3 de haute intensité.
ARCHANGE et CERES : une excellence qui ne masque pas les lacunes offensives
Le tableau n’est pas uniformément défavorable. Sur le renseignement électromagnétique aéroporté et spatial, la France maintient des capacités qui la placent dans le groupe restreint des nations disposant d’une autonomie de premier rang.
Le programme ARCHANGE, trois Falcon 8X équipés de la Capacité Universelle de Guerre Électronique (CUGE), entrera en service à l’horizon 2028 pour une mission de ROEM4 du haut du spectre : détection, localisation, caractérisation et exploitation des émissions radar adverses dans les gammes de fréquences élevées. Ces appareils renseignent les forces avant les missions, cartographient les environnements EM adverses et programment les contre-mesures embarquées. Ils constituent l’amont de la chaîne : sans eux, ni SPECTRA ni une éventuelle nacelle SEAD ne peuvent être configurés de façon optimale face à une menace inconnue ou évolutive.
La constellation CERES5, trois satellites en orbite depuis 2021, opérés au profit de la Direction du renseignement militaire (DRM) et de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), donne à la France une capacité de renseignement électromagnétique spatial : détection, localisation et caractérisation des émissions radar et télécommunication depuis l’orbite. C’est une capacité souveraine, que peu de nations possèdent. Elle alimente les bibliothèques de signatures électromagnétiques adverses dont dépend l’efficacité de tous les systèmes de GE défensive et offensive.
Ces deux programmes représentent l’investissement maintenu sur le segment ROEM. Ils ne compensent pas les lacunes offensives : renseigner et agir sont deux fonctions distinctes, et la France a investi sur la première au détriment de la seconde.
CELESTE, le successeur de CERES accumule les retards
CERES expire en 2029. Son successeur, CELESTE (Composante Électromagnétique SpaTialE), doit assurer la continuité du ROEM spatial à des performances accrues, face à des menaces dont la complexité croît : extension des bandes de fréquence, densification et sophistication des formes d’onde. Mais le programme accumule les retards.
En 2021, la Direction générale de l’armement (DGA) confie le développement à un consortium Thales-Airbus. Mi-2024, elle remet en cause cette organisation : les ressources allouées sont jugées incompatibles avec les performances requises. Le député Frank Giletti avait pourtant alerté dès octobre 2024 sur un programme « manifestement sous-budgété », avertissant qu’un retard exposerait la France à « une rupture capacitaire durable et à un risque de perte définitive de savoir-faire ». Ce démarrage n’a pas eu lieu en 2025.
15 mois après la remise en cause du consortium initial, la DGA relance en juillet 2025 un appel d’offres, cette fois en compétition ouverte entre Airbus, Thales et Unseenlabs, introduisant ainsi un acteur du New Space face aux deux grands historiques. Un lancement de programme est envisagé fin 2026. Entre la fin de vie théorique de CERES et ce calendrier, il reste trois ans pour concevoir, réaliser, lancer et réceptionner un satellite de renseignement électromagnétique.
Les rapporteurs appellent au « strict respect du calendrier » pour assurer la transition. Traduction : une interruption de service sur le ROEM spatial, c’est perdre temporairement la capacité d’établir de façon autonome l’ordre de bataille électronique adverse, avec des effets directs sur la programmation des contre-mesures et, en bout de chaîne, sur la crédibilité de la pénétration nucléaire aéroportée. La remise en cause d’un consortium après trois ans de travaux, sur un programme inscrit dans la loi de programmation militaire (LPM), soulève par ailleurs une question plus large : celle de l’adéquation entre les ambitions opérationnelles françaises et les enveloppes financières consenties dès le départ. Ce n’est pas la première fois.
Les FAS ont besoin de trois capacités GE
La dissuasion nucléaire aéroportée n’est crédible que si les vecteurs peuvent pénétrer les défenses adverses. Cette pénétration est, pour une part croissante, une affaire de guerre électronique. Les forces aériennes stratégiques (FAS) ont leur propre section dans le rapport : sobre, comme le sujet l’impose.
Les FAS ont besoin des trois fonctions de la GE simultanément. La surveillance, d’abord : mettre à jour en temps réel l’ordre de bataille électronique adverse pour adapter le dispositif et optimiser la manœuvre de pénétration : c’est précisément ce qu’ARCHANGE et CELESTE sont censés fournir. L’autoprotection ensuite : SPECTRA rénové sur le Rafale, capacités équivalentes sur le MRTT. L’attaque enfin : brouillage offensif pour aveugler les radars de recherche et de conduite de tir le temps du raid, munitions rôdeuses pour détruire les systèmes sol-air à longue portée.
C’est sur ce troisième volet que la lacune est la plus grave. La France dispose de la surveillance. Elle dispose d’une autoprotection dont la rénovation est planifiée. Elle ne dispose pas de la capacité d’attaque. Or sans attaque électronique offensive, la pénétration dans un environnement A2/AD de premier rang, celui que la Russie serait capable de déployer, ou que la Chine l’est déjà, repose sur la furtivité du Rafale et sur des tactiques d’emploi adaptées. C’est insuffisant face aux systèmes S-400, S-500 ou HQ-9 dans leur configuration opérationnelle complète.
La question que le rapport soulève sans la poser explicitement est celle-ci : si la composante nucléaire aéroportée ne peut pas pénétrer de façon crédible les environnements adverses les plus évolués, la dissuasion française reste-t-elle un instrument de dernier recours universel, ou devient-elle un instrument de dissuasion face à des adversaires de second rang ? La réponse appartient aux autorités politiques et militaires. Le rapport fournit les éléments pour poser la question.
Spiderweb, l’Île Longue et la vulnérabilité des bases
L’opération Spiderweb, conduite par les services ukrainiens en juin 2025, a frappé simultanément cinq bases de l’aviation stratégique russe (Belaya, Dyagilevo, Ivanovo Severny, Olenya, Ukrainka) à l’aide de 117 drones FPV dissimulés dans des conteneurs préalablement acheminés à proximité des emprises. Des Tu-95MS, Tu-22M3 et Tu-160 ont été touchés, certains détruits. Les bases visées se trouvaient jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres de la ligne de front.
Les dégats sont documentés : environ 20 appareils atteints selon les évaluations occidentales, dont une dizaine détruits ; des dommages estimés à plusieurs milliards de dollars. La leçon stratégique est plus importante que le bilan matériel : la profondeur géographique ne constitue plus une protection suffisante pour des actifs de haute valeur concentrés sur des bases aériennes. Des vecteurs légers, bon marché, difficiles à détecter et pilotés depuis l’intérieur du dispositif adverse peuvent frapper des capacités stratégiques en dehors de tout engagement conventionnel direct.
La transposition à la situation française n’est pas hypothétique. Depuis l’automne 2025, plusieurs survols non autorisés de sites sensibles ont été documentés : la base de l’Île Longue, siège des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la force océanique stratégique (FOST), mais aussi Mourmelon et ses chars Leclerc, Creil, et le site Eurenco de Bergerac. L’attribution reste ouverte. Ce qui est certain : ces survols ne sont pas aléatoires, et les sites visés ne le sont pas non plus.
L’Armée de l’air et de l’espace est structurellement exposée. Ses bases couvrent de larges surfaces, les plateformes aéronautiques ne se prêtent pas à une défense périmétrique étroite. Les actifs qu’elles abritent (Rafale des FAS, MRTT, avions de renseignement, infrastructures de commandement) sont comptés et difficilement remplaçables à court terme. La perte de plusieurs appareils avant même l’ouverture d’un conflit conventionnel constituerait un choc capacitaire disproportionné.
La réponse en cours de structuration repose sur une défense multicouche : détection radar basse altitude, surveillance du spectre, brouillage radiofréquence, neutralisation GNSS, capacités cinétiques de dernier recours. Le démonstrateur AED électromagnétique, arme à énergie dirigée par impulsion haute puissance, attendu pour 2027, apportera une capacité de neutralisation de drones à courte portée (efficacité estimée en dessous de dix à douze kilomètres). Les premiers brouilleurs portatifs sont déjà déployés sur certaines bases. Ces éléments constituent un début. Ils ne constituent pas encore un système cohérent, entraîné et éprouvé face à la menace documentée.
Du ballon chinois au BalMan : la France prend la très haute altitude au sérieux
L’Armée de l’air et de l’espace a la responsabilité du continuum vertical : du sol à l’orbite géostationnaire, à 36 000 kilomètres d’altitude. Cette responsabilité inclut désormais la très haute altitude (THA), entre 20 et 100 kilomètres, longtemps zone grise juridique et stratégique, aujourd’hui espace de confrontation en cours de militarisation accélérée.

C’est le survol du territoire américain par un ballon chinois en février 2023 qui a cristallisé la prise de conscience. Pendant plusieurs jours, un engin lent, discret, difficile à intercepter sans risque de dommages au sol a traversé l’espace aérien américain au-dessus de sites militaires sensibles, avant d’être abattu au-dessus de l’Atlantique par un F-22. L’embarras politique à Washington était réel : aucun protocole n’existait pour traiter ce type d’intrusion, à mi-chemin entre l’avion et le satellite, dans une zone où le droit international reste muet.
La France a tiré la leçon. Au Bourget en juin 2025, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a présenté la première stratégie française sur la très haute altitude, reconnaissant que l’armée ne pouvait pas manquer ce virage après avoir raté celui des drones. Deux programmes industriels en sont les chevilles ouvrières. Le BalMan d’Hemeria, ballon stratosphérique manœuvrant capable d’évoluer entre 16 et 25 kilomètres d’altitude pendant des mois, avec des résolutions d’image comparables aux meilleurs satellites militaires en orbite basse, a réussi son premier vol d’essai en octobre 2024 depuis le centre spatial guyanais. Le Stratobus, développé par Thales Alenia Space, complète le dispositif. Les deux programmes bénéficient du soutien de la DGA. La commercialisation du BalMan est attendue entre 2026 et 2027.
Ces développements dessinent une réponse industrielle française cohérente. Ils ne constituent pas encore une doctrine d’emploi stabilisée dans le champ électromagnétique. Surveiller depuis la THA, brouiller depuis la THA, protéger ces plateformes contre le brouillage adverse : autant de questions opérationnelles que la stratégie de 2025 pose sans les résoudre entièrement.
Dans l’espace, la dégradation est progressive mais continue. La Russie et la Chine disposent de capacités de brouillage depuis le sol, de lasers aveuglants et de systèmes de manœuvre de satellites à des fins d’espionnage et d’interférence. Le brouillage GPS est devenu structurel dans plusieurs zones (enclave de Kaliningrad, théâtres ukrainiens, Proche et Moyen-Orient). Ce qui relevait encore récemment d’un acte hostile identifiable est désormais une perturbation quasi permanente affectant les équipements militaires et civils, sans réponse proportionnée, faute de cadre juridique adapté et de seuil de réaction clairement défini.
Derrière les discours sur la remontée en puissance, la GE offensive reste sans budget
Le financement est au fond le révélateur des arbitrages réels. La LPM 2024-2030 ne traite pas la guerre électronique comme une priorité lisible : le terme « électromagnétique » n’y apparaît que trois fois dans le texte promulgué. Les crédits identifiés, environ 660 millions d’euros pour le ROEM stratégique et tactique interarmées, portent essentiellement sur la surveillance et le renseignement. Ils ne financent pas la reconstruction d’une capacité SEAD offensive, ni la protection complète des bases, ni l’accélération du programme CELESTE au rythme que sa valeur stratégique justifierait.
L’enveloppe obtenue en Actualisation à Périmètre Modulable 2024 (80 millions d’euros pour une primo-capacité d’attaque électronique répartis entre les trois armées) est un signal positif mais disproportionné par rapport à l’ampleur des besoins documentés. Le rapport des députés Didier Lemaire et Thierry Tesson établit que le décrochage capacitaire de la France en GE offensive est le résultat d’une longue série d’arbitrages défavorables. Le corriger suppose un changement d’échelle dans les investissements. Ce changement n’est pas acté dans la programmation actuelle.
Autonomie stratégique : le mot et la chose
La France est l’un des rares pays à articuler explicitement une doctrine d’autonomie stratégique. Cette doctrine repose sur la capacité à apprécier de façon souveraine les situations, à décider sans contrainte extérieure et à agir militairement sans dépendance critique vis-à-vis d’un partenaire. La dissuasion nucléaire en est l’expression la plus absolue.
Ce rapport place ce discours face à ses conditions matérielles. Si la France ne peut pas entrer de façon autonome en premier dans un espace aérien fortement contesté, faute de SEAD offensive, faute d’un SPECTRA suffisamment rénové, faute d’un CELESTE en temps et en heure, alors l’autonomie stratégique aérienne est conditionnée par la coopération américaine dans les scénarios les plus exigeants. Ce n’est pas une position intenable politiquement. C’est une position qui doit être assumée, expliquée et, si l’on veut la corriger, financée.
Ce rapport parlementaire ne dit pas que la France est désarmée. Il dit qu’elle a des atouts réels sur certains segments et des lacunes profondes sur d’autres, et que ces lacunes touchent précisément aux capacités dont dépend la crédibilité de ses missions les plus exigeantes. C’est un document d’utilité publique. Son usage dépend maintenant de la volonté politique de le lire autrement qu’à des fins de communication institutionnelle.
- Suppression of Enemy Air Defenses ↩︎
- Sous-marin nucléaire d’attaque ↩︎
- Déni d’accès et interdiction de zone (en anglais : Anti-Access / Area Denial) ↩︎
- Renseignement d’origine électromagnétique ↩︎
- Capacité d’Écoute et de Renseignement Electromagnétique Spatiale ↩︎
Photo © EMA