OpexNews
  • ACCUEIL
  • À PROPOS
  • NOUS CONTACTER
OpexNews

Type and hit Enter to search

OpexNews
  • ACCUEIL
  • À PROPOS
  • NOUS CONTACTER
OpexNews

Type and hit Enter to search

Actualités

La Défense espagnole mise 62 millions d’euros sur les satellites espions français jusqu’en 2033

Pierre SAUVETON
27 juillet 2026 2 Mins de lecture

Madrid continuera de s’appuyer sur les capacités spatiales françaises jusqu’en 2033. Le Conseil des ministres espagnol a validé une enveloppe de 62 millions d’euros pour activer la période optionnelle de l’accord qui lie le ministère espagnol de la Défense (Ministerio de Defensa) à son homologue français autour du programme CSO (Composante Spatiale Optique).

Cette somme couvre les droits de programmation d’images, l’entretien du segment sol espagnol et la participation continue de Madrid à la mission CSO, pour un total de 90 millions d’euros sur la période 2027-2033. Un chiffre modeste au regard du coût global du programme, estimé à plus d’1,3 milliard d’euros pour la France et ses partenaires.

De Helios à CSO : trois décennies d’alliance franco-espagnole

Cette prolongation ne surgit pas de nulle part. L’Armée de l’Air et de l’Espace (Ejército del Aire y del Espacio) espagnole s’appuie sur les satellites français depuis le lancement d’Helios I en 1995, puis d’Helios II en 2004. Lorsque ce dernier a atteint sa fin de vie, la constellation CSO a pris le relais, avec trois satellites lancés en 2018, 2020 et 2025. Grâce à un accord signé avec la Direction générale de l’armement (DGA), Madrid récupère 2,5 % du temps de programmation de ces satellites, une part suffisante pour alimenter ses besoins en renseignement militaire et en surveillance stratégique.

Sur le plan technique, le système répartit les tâches entre ses trois satellites : deux d’entre eux, positionnés à 800 kilomètres d’altitude, assurent la reconnaissance à grande échelle, tandis que le troisième, plus proche de la Terre, affine les détails pour l’identification. Leur équipement infrarouge capte les signatures thermiques de jour comme de nuit, ce qui permet de repérer une activité industrielle, humaine ou militaire même dans l’obscurité. Couplé au système de géolocalisation européen Galileo, CSO atteint une précision suffisante pour appuyer les besoins de ciblage des armées.

opexjobs

Vers une autonomie spatiale espagnole, encore lointaine

L’accord distingue trois phases : une période anticipée de 14 mois, une période initiale de cinq ans qui s’achève en 2027, et désormais cette nouvelle période optionnelle de cinq années que le gouvernement espagnol vient d’activer. Sans cette décision, l’Espagne aurait perdu l’accès aux images CSO dès 2027.

Cette prolongation intervient pourtant à un moment où l’Espagne cherche à réduire sa dépendance aux capacités étrangères. Le pays vient de rejoindre le plus vaste programme spatial de l’OTAN dédié à la surveillance par satellite, et il a acquis l’an dernier des droits d’images auprès de l’américaine Vantor (ex-Maxar) pour ses propres systèmes de ciblage. Hisdesat, de son côté, planche sur PAZ II, la relève du satellite espagnol PAZ.

Rien de tout cela ne remplace pour l’instant la constellation CSO. Ses images à très haute résolution demeurent un savoir-faire que l’Espagne ne maîtrise pas encore seule. Miser sur la France jusqu’en 2033 revient donc moins à renoncer à toute autonomie qu’à gagner du temps, le temps de faire mûrir ses propres capacités sans jamais perdre son œil depuis l’espace.

Image © Ministère des Armées

Tags:

Composante Spatiale OptiqueCSOdéfenseDirection générale de l'ArmementEjército del Aire y del EspacioespaceEspagneEuropeMinistère des ArméesMinisterio de Defensaoptiquerenseignementspatialsurveillance

Partager l'article

Les articles récents

cso spatial satellite
La Défense espagnole mise 62 millions d’euros sur les satellites espions français jusqu’en 2033
Pierre SAUVETON
spear mbda
MBDA UK va embarquer le missile SPEAR sur le drone MQ-9B et le futur Gambit 6
Pierre SAUVETON
harmattan ai
Valeo et Harmattan AI, l’alliance qui veut court-circuiter Pékin
Pierre SAUVETON
rubicon drone russia
Rubicon : le laboratoire secret qui a permis à la Russie de rattraper son retard dans la guerre des drones
Pierre SAUVETON
destinus vorexon
Vorexon, l’arme que Destinus a conçue pour gagner la bataille… des coûts
Pierre SAUVETON

Nous contacter

À propos

Catégories
Actualités 310
Critique 16
Focus 100
Interview 28
Reportages 1
OpexNews

Comprendre et faire vivre les enjeux de défense, de la BITD et du renseignement.

OPEXNEWS © 2026. Tous droits réservés