OpexNews
  • ACCUEIL
  • À PROPOS
  • NOUS CONTACTER
OpexNews

Type and hit Enter to search

OpexNews
  • ACCUEIL
  • À PROPOS
  • NOUS CONTACTER
OpexNews

Type and hit Enter to search

Actualités

QinetiQ va s’appuyer sur le logiciel Sword du français MASA Group pour entraîner la Royal Navy

Pierre SAUVETON
11 septembre 2025 3 Mins de lecture

QinetiQ a remporté cet été le contrat Maritime Command and Staff Training (MCAST) de la Royal Navy, d’un montant de 25 millions de livres sur cinq ans (deux années optionnelles). Le dispositif doit entraîner les états-majors de la marine britannique — du Commander UK Strike Force aux Carrier Strike Groups (groupe aéronaval) et Littoral Strike Groups (zones côtières), jusqu’aux équipes de guerre des mines. QinetiQ pilotera le programme, sa filiale Inzpire assurera la conception et la conduite des exercices, MASA Group fournira, selon Janes, le moteur de simulation Sword, et 4C Strategies apportera Exonaut pour la planification et l’analyse.

Au cœur du projet, une ambition : rapprocher l’entraînement des conditions du combat multi-domaines. MCAST doit simuler les missions et modéliser l’adversaire, afin d’entraîner les staffs à conduire des opérations complexes et à gérer la montée en intensité. « MCAST est la prochaine étape de notre trajectoire d’innovation : une capacité de formation synthétique dédiée, pensée pour nous préparer à faire face aux menaces connues et émergentes », souligne le Commodore Andy Ingham, en charge des standards opérationnels et de la formation (FOST).

Du terrain au virtuel : continuité opérationnelle

Pour QinetiQ, l’enjeu s’inscrit dans la préparation de haute intensité : « Notre approche numérique et innovante répond à l’exigence d’augmenter la réactivité. MCAST placera les marins dans un environnement fidèle à la complexité des conflits futurs, multinational et multi-domaines », explique Will Blamey, directeur général UK chez QinetiQ. Inzpire construira des scénarios immersifs, tandis que QinetiQ déploiera et administrera une suite d’outils de captation de données couvrant la préparation, l’exécution et l’évaluation des exercices – de quoi boucler la boucle et alimenter les itérations suivantes. Le dispositif s’appuiera sur l’écosystème déjà en place (PETC) et sera piloté depuis Portsmouth.

Basée en région parisienne, MASA est une PME d’une petite cinquantaine de salariés, fondée en 1996 et reprise en 2022 par Albarest avec le soutien de Bpifrance-Definvest. Son logiciel Sword s’est imposé comme référence de simulation constructive pour l’entraînement des états-majors, avec un déploiement dans 25 pays. Initialement conçu pour la manœuvre terrestre (version française SOULT), Sword a étendu son spectre au maritime et à l’interarmées. La Force aéromaritime de réaction rapide (FRSTRIKEFOR) française s’est déjà entraînée avec cet outil pour des scénarios mêlant groupe aéronaval, amphibie et logistique de théâtre.

Sword, la référence de la simulation d’état-major

Atout clé : une intelligence artificielle (IA) décisionnelle et comportementale (DirectAI) qui privilégie la traçabilité des choix. L’objectif est de fournir des résultats cohérents et explicables, condition indispensable pour entraîner les officiers à la coordination, au tempo des ordres et à la gestion de l’imprévu, sans mobiliser des milliers de militaires sur le terrain. L’analyse après action native permet de mesurer les décisions, corriger les procédures et accélérer l’apprentissage collectif.

En parallèle, la Direction générale de l’armement (DGA) a confié fin 2024 à MASA le développement de TARAN, un nouveau logiciel d’entraînement pour les échelons opératif et stratégique. Au programme : génération de scénarios simplifiée, modules d’aide à la décision, modèles de comportements et représentations surfaciques plus fins, intégration renforcée des nouvelles menaces (drones, guerre électronique, cyber, influence). Les premiers modules doivent être éprouvés lors d’ORION 2026, avant une montée en puissance progressive.

À retenir : pour la Royal Navy, MCAST associe un simulateur éprouvé (Sword) à un écosystème outillé (Exonaut, data de bout en bout) pour multiplier les itérations et maîtriser les coûts. Pour MASA, l’ancrage britannique, additionné à TARAN en France, confirme un positionnement rare : une même colonne vertébrale logicielle au service de la terre, de la mer et de l’interarmées – au moment où l’entraînement des états-majors redevient un levier central de supériorité opérationnelle.

Image © MASA Group

Tags:

4C StrategiesBITDCarrier Strike GroupsCommander UK Strike Forcedéfenseexportindustrieintelligence artificielleLittoral Strike GroupsMaritime Command and Staff TrainingMASA GroupMCASTmilitaireOrion 26QinetiqRoyal NavySwordTARAN

Partager l'article

Les articles récents

x721 heliblade tha
X721 : l’outsider qui veut voler plus léger qu’Airbus et Thales en très haute altitude
Pierre SAUVETON
andromach
AndroMach valide la réutilisabilité du moteur de son drone suborbital Envol
Pierre SAUVETON
armée de terre leclerc
Mobilité stratégique (3/3) : l’Armée de Terre s’arrête où finissent ses propres rails
Pierre SAUVETON
pha marine nationale
Mobilité stratégique (2/3) : la Marine nationale n’est pas un porte-conteneurs
Pierre SAUVETON
a400m armee
Mobilité stratégique (1/3) : l’Armée de l’Air et de l’Espace peut tout porter, sauf le poids du nombre
Pierre SAUVETON

Nous contacter

À propos

Catégories
Actualités 313
Critique 16
Focus 103
Interview 28
Reportages 1
OpexNews

Comprendre et faire vivre les enjeux de défense, de la BITD et du renseignement.

OPEXNEWS © 2026. Tous droits réservés