OpexNews
  • ACCUEIL
  • À PROPOS
  • NOUS CONTACTER
OpexNews

Type and hit Enter to search

OpexNews
  • ACCUEIL
  • À PROPOS
  • NOUS CONTACTER
OpexNews

Type and hit Enter to search

Actualités

X721 : l’outsider qui veut voler plus léger qu’Airbus et Thales en très haute altitude

Pierre SAUVETON
30 juillet 2026 3 Mins de lecture

Derrière chaque grand projet de défense se cache souvent une petite structure qui avance à contre-courant des géants du secteur. C’est le cas de X721, la société à l’origine d’Heliblade, le démonstrateur qui a effectué son premier vol le 24 juillet dans la région bordelaise. Une entreprise que peu de monde connaissait encore il y a un an, et qui vient pourtant de convaincre l’armée de l’Air et de l’Espace ainsi que la Direction générale de l’armement (DGA).

X721 n’est pas née dans un incubateur parisien. Fondée à Dubaï en 2014 par le Français Pierre-Eric Lys, entourée d’anciens ingénieurs d’Airbus et d’Arianespace, la société a longtemps travaillé loin des projecteurs avant de s’implanter en France. Son concept a rapidement intéressé la DGA et l’armée de l’Air et de l’Espace, au point de décrocher le soutien financier de l’Agence de l’innovation de défense (AID). Une trajectoire atypique, à rebours des habitudes du secteur aérospatial français, où les grands programmes reviennent presque toujours aux mêmes acteurs historiques.

La rigidité par la vitesse, pas par la matière

Sur le plan technique, Heliblade ne ressemble à rien de connu. L’appareil repose sur deux ailes rotatives ultralégères, pour une envergure d’une vingtaine de mètres et une masse totale inférieure à 4 kilos. Là où un drone classique doit renforcer sa structure pour résister aux turbulences, Heliblade fait l’inverse : ce sont justement les forces centrifuges générées par la rotation des ailes qui assurent leur rigidité en vol. Un principe qui permettrait à l’appareil d’encaisser les à-coups sans casse, tout en restant d’une légèreté record.

Photo © MINARM

Ce premier essai s’est déroulé en deux temps, avec un vol à basse altitude suivi d’un second palier un peu plus haut. L’objectif n’était pas de battre un record, mais de valider un concept : vérifier que l’appareil décolle proprement, qu’il reste stable et qu’il répond bien aux commandes. Selon X721, les résultats auraient même dépassé les attentes sur le plan électrique, un point clé pour un appareil appelé à fonctionner uniquement à l’énergie solaire.

X721, le petit nouveau dans la cour des grands

Ce pari industriel prend tout son sens à la lumière de la stratégie THA (très haute altitude) dévoilée par le ministère des Armées en 2025. Celle-ci mise sur plusieurs technologies en parallèle : le ballon stratosphérique manœuvrant d’Hemeria, le pseudo-satellite Zephyr développé par Airbus, et le dirigeable Stratobus porté par Thales Alenia Space. Heliblade est venu s’ajouter à cette liste, porté par une structure bien plus modeste que ses concurrents.

C’est justement là que réside l’intérêt du projet pour les Armées. Plutôt que de miser sur une seule filière et un seul industriel, la France construit un portefeuille de solutions, chacune avec ses propres compromis entre coût, autonomie et charge utile. X721 y apporte une approche différente : moins de moyens, mais une architecture radicalement allégée qui pourrait, si elle tient ses promesses, revenir bien moins cher qu’un satellite ou qu’un dirigeable de plusieurs tonnes.

Le vol du 24 juillet n’a duré qu’un quart d’heure, à quelques dizaines de mètres du sol. Pour atteindre l’objectif des vols de plusieurs mois au-dessus de 20 kilomètres, X721 devra encore franchir plusieurs paliers, sur l’altitude comme sur la durée. Mais la société, presque inconnue il y a un an, figure désormais aux côtés d’Airbus et de Thales dans les projets suivis de près par le ministère des Armées. Pour une petite structure venue de Dubaï, ce n’est pas rien.

Image © X721

Tags:

Agence de l'innovation de défenseAirbusArmée de l'air et de l'EspaceDirection générale de l'ArmementDubaïHelibladeHemeriaindustrieingéniérienew spacePierre-Eric LysspatialStratobusTHAThales Alenia SpaceTrès haute altitudeX721

Partager l'article

Les articles récents

x721 heliblade tha
X721 : l’outsider qui veut voler plus léger qu’Airbus et Thales en très haute altitude
Pierre SAUVETON
andromach
AndroMach valide la réutilisabilité du moteur de son drone suborbital Envol
Pierre SAUVETON
armée de terre leclerc
Mobilité stratégique (3/3) : l’Armée de Terre s’arrête où finissent ses propres rails
Pierre SAUVETON
pha marine nationale
Mobilité stratégique (2/3) : la Marine nationale n’est pas un porte-conteneurs
Pierre SAUVETON
a400m armee
Mobilité stratégique (1/3) : l’Armée de l’Air et de l’Espace peut tout porter, sauf le poids du nombre
Pierre SAUVETON

Nous contacter

À propos

Catégories
Actualités 313
Critique 16
Focus 103
Interview 28
Reportages 1
OpexNews

Comprendre et faire vivre les enjeux de défense, de la BITD et du renseignement.

OPEXNEWS © 2026. Tous droits réservés