Le 9 avril dernier, l’amiral Nicolas Vaujour s’est présenté devant la Commission de la défense nationale et des forces armées dans un contexte opérationnel sans précédent depuis des décennies : plus de 80 % des bâtiments étaient à la mer. Charles de Gaulle, s’adressant aux élèves de l’École navale en 1965, leur rappelait que « la Marine est faite pour la guerre, c’est-à-dire pour de grandes épreuves. […] elle est faite pour combattre, pour s’y préparer et, le cas échéant, pour l’accomplir. » La démonstration était en cours. La Marine nationale avait déployé 19 de ses 23 principaux bâtiments, les quatre restants étant en maintenance. Pour un chef d’état-major qui célèbre les 400 ans de la Royale, l’occasion était belle. Elle l’était aussi, en creux, pour mesurer ce que cette disponibilité exceptionnelle révèle des tensions structurelles d’une marine que l’on sollicite davantage qu’on ne la formate.
La mer suit la guerre, toujours
Le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM) n’a pas cherché à minimiser l’intensité du moment. « Si je devais résumer cette situation de manière synthétique, je dirais que nous sommes engagés dans une véritable démonstration de force navale. Cette dernière est évidemment remarquée par les médias, mais surtout par nos partenaires, qui y voient l’expression concrète de l’excellence de notre préparation opérationnelle. » Mais derrière l’éclat du tableau, l’amiral Vaujour a tenu à replacer cette performance dans son contexte : celle d’une accumulation de crises qui ne se referment jamais complètement. « Nous faisons tout d’abord face à une accumulation de crises, qui se superposent sans que la précédente ne soit jamais totalement close. Nous sommes désormais confrontés à cette simultanéité et devons trouver des réponses durables, dans un environnement stratégique marqué par une forte instabilité. »
Le conflit en Iran, après la guerre en Ukraine et les engagements en mer Rouge, a ajouté une nouvelle strate à cet empilement. Pour la Marine, la règle est invariable : tout conflit terrestre déborde inévitablement en mer. La guerre en Ukraine a pesé sur le commerce du grain, les attaques houthies en mer Rouge ont imposé la mission Aspides, et la crise en Iran (opération Epic Fury) agit désormais chaque jour sur le commerce du pétrole et du gaz via le détroit d’Ormuz. La mer ne se tient jamais à l’écart de la guerre.
De l’ensemble de ces engagements, l’amiral Vaujour a tiré un enseignement qui structure toute sa pensée stratégique : « La guerre demeure avant tout un conflit de volontés. Il ne faut jamais sous-estimer l’intention de l’adversaire ni surestimer la performance des systèmes d’armes, que ce soient les nôtres ou ceux de l’adversaire. C’est une règle d’or. » Une mise en garde formulée avec la sobriété du praticien, et qui visait implicitement les lectures trop rapides de la campagne iranienne.
L’hybridité, ou comment se réinventer
Si l’audition avait un mot clé, ce n’était pas la puissance de feu, ni les tonnages. C’était l’hybridité, entendue dans un double sens : capacitaire et humain, les deux faces d’une même transformation.
Sur le plan technologique, la Marine s’engage depuis 2014 dans une rupture majeure avec le programme SLAM-F1 de guerre des mines dronisée. Les premiers drones de surface, baptisés Canopus et Rigel, patrouillent désormais régulièrement dans la rade de Brest en mode téléopéré, inspectant les chenaux d’accès à la base navale et à l’Île Longue, où reposent les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). La Marine vise une première capacité opérationnelle courant 2026.

L’objectif à terme est clair : accomplir, avec des systèmes entièrement automatisés, des missions que réalisaient jusqu’ici des bâtiments habités, en éloignant les marins de la menace et en couvrant les zones jusqu’à quatre fois plus vite. Les résultats parlent d’eux-mêmes : une bombe de la Seconde Guerre mondiale, enfouie dans les fonds bretons depuis plus de 80 ans, avait échappé à tous les chasseurs de mines traditionnels. Les nouveaux systèmes dronisés l’ont formellement identifiée. « Nous atteignons désormais des niveaux de performance bien supérieurs », s’est félicité l’amiral.
Le chemin reste néanmoins long, et l’amiral ne l’a pas dissimulé. Les chasseurs de mines tripartites se retirent progressivement, les futurs bâtiments de guerre des mines (BGDM) n’entreront pas en flotte avant la première moitié des années 2030, et un porteur civil devra faire l’intérim pour permettre aux drones d’opérer en haute mer. La cible finale reste inchangée : six BGDM, huit modules de lutte contre les mines, 16 drones sous-marins, des postes projetables embarquables par A400M. Sur le design, la Marine a fait un choix assumé : adopter le modèle belgo-néerlandais sans le modifier, pour contenir les coûts. La France et ses partenaires belges et néerlandais ont pris des chemins différents, les uns investissant d’abord dans les bâtiments, la France priorisant les systèmes dronisés, mais leurs savoir-faire restent complémentaires. Sur le détroit d’Ormuz, la question n’est pas seulement technique : avec qui agir, et dans quel ordre ?
La seconde hybridité est organisationnelle. La Marine évolue d’un modèle exclusivement professionnel vers un format mixte, intégrant massivement des réservistes, de 6800 aujourd’hui à 18 000 visés, et accueillant 600 jeunes du service national dès cet été, pour une cible de 8000. Au total, la Marine passera d’un effectif d’environ 40 000 personnels à plus de 65 000. Un changement qui, selon l’amiral, « impacte profondément l’organisation, la gestion des ressources humaines, les infrastructures et les modes de fonctionnement. » 400 ans après sa fondation, la Marine ne se contente pas de fêter son passé. Elle réinvente son modèle.
Une marine au maximum de ses capacités
Ces 80 % de disponibilité, l’amiral a tenu à le dire clairement : ça ne s’invente pas le matin d’une crise. Ça se construit sur des années, loi de programmation après loi de programmation, à coups d’investissements consentis dans la maintenance, les infrastructures et la formation des équipages, dans l’ombre des quais. « Cette performance repose sur un écosystème qu’il faut impérativement continuer à soutenir », a-t-il averti. Les travaux menés à l’Île Longue et à Missiessy à Toulon en sont l’illustration la plus concrète : sans eux, les déploiements actuels n’auraient pas été possibles.
Ce résultat place aujourd’hui la Marine française au-dessus de la plupart de ses partenaires en termes de présence à la mer. L’amiral sait néanmoins qu’on ne pourra probablement pas aller au-delà. Le plafond est atteint. La question n’est plus d’améliorer le taux de disponibilité, mais de tenir ce niveau dans la durée, avec des équipages qui tournent vite et des bâtiments qui ne rentrent plus au port que pour le strict nécessaire.
Puisqu’on ne peut pas aller au-delà, il faut faire autrement. La LPM d’actualisation maintient le format à 15 frégates de premier rang : pour gagner des jours de mer sans gagner des bâtiments, l’état-major a actionné plusieurs leviers. Le premier est la généralisation des doubles équipages : une frégate déployée dans l’océan Indien y reste six mois grâce à une relève sur place, évitant les transits inutiles et gagnant près de 20 jours de mer par rotation. L’amiral juge le dispositif « extrêmement efficace » et compte l’étendre autant que les contraintes capacitaires le permettront.
Mais derrière la performance, l’amiral n’a pas masqué les tensions. À Toulon, il ne reste presque plus rien à quai. Les équipages tournent vite, les bâtiments enchaînent les déploiements, et il faut pourtant continuer à être présent partout : en Atlantique, en Méditerranée, dans l’océan Indien. Comment régénérer les hommes et entretenir les coques sans décrocher d’un théâtre ? C’est la question à laquelle l’état-major s’attelle en ce moment. L’équation n’a pas encore de solution évidente.
Trois frégates manquent, la réponse attendra
Les parlementaires ont beaucoup insisté sur le format. Combien de frégates ? À partir de quand ? L’amiral Vaujour a répondu à chaque fois de la même façon : le sujet est sérieux, tout le monde le sait, mais ce sera l’affaire de la prochaine LPM, après les échéances présidentielles de 2028-2029.
L’ex-ministre des Armées Sébastien Lecornu lui-même avait reconnu, comme les chefs d’état-major successifs, qu’il manquait a minima trois frégates de premier rang. La cinquième frégate de défense et d’intervention (FDI) sortira des chantiers de Lorient en 2032. Pour les suivantes, l’amiral a évoqué l’option dite « coque blanche » : commander une coque en amont avec une clause de revoyure selon les débouchés export, pour réduire le coût unitaire et accélérer les délais d’intégration dans la flotte nationale si les contrats export ne se concrétisent pas.
Sur les frégates existantes, les FDI passeront toutes à 32 silos Aster. Les quatrième et cinquième frégates en seront dotées nativement. La troisième le sera rapidement. Les deux premières feront l’objet d’un rétrofit à leur premier grand arrêt technique. Pour les frégates de type La Fayette, la Marine n’envisage aucun rétrofit lourd : elles conserveront une capacité d’autodéfense avec les missiles Mistral, sans Aster ni torpilles, et tiendront le rôle de transition jusqu’à l’arrivée progressive des patrouilleurs hauturiers.

Les drones ont eu raison des vieilles certitudes
L’actualisation de la LPM introduit une troisième couche de défense sur les bâtiments, dédiée à la lutte anti-drones (LAD), venant compléter les missiles longue portée et les canons de moyen calibre. Elle repose sur des brouilleurs Neptune MAJES de l’entreprise nordiste MC2 Technologies, des systèmes SATCP2 Simbad-RC (MBDA), la modernisation des conduites de tir des frégates multi-missions (FREMM), et le doublement des silos sur les FDI.
Le CEMM a été précis sur la logique qui sous-tend ces choix : « Les anciens systèmes de brouillage répondaient à des menaces très spécifiques, notamment les missiles antinavires. Or ce à quoi on fait face ne correspond plus exactement au même besoin. » Le Neptune MAJES, acquis sur étagère, pourra être installé aussi bien sur les FDI que sur les FREMM. Il neutralise les drones en brouillant simultanément leur signal de positionnement par satellite et leur liaison de données tactique, ce que les anciens brouilleurs étaient incapables de faire. À cela s’ajoute une troisième couche défensive jusqu’ici absente des frégates de premier rang : des missiles Mistral embarqués sur des lanceurs Simbad-RC, pour traiter à moindre coût les drones aériens plutôt que de mobiliser des Aster conçus pour des cibles autrement plus exigeantes. Les Shahed ont convaincu les derniers sceptiques.
Sur la guerre électronique active, la Marine adopte une posture de prudence technologique délibérée : plutôt qu’investir dans des systèmes d’ancienne génération, elle prépare les capacités futures, armes à énergie dirigée, brouilleurs de très forte puissance, pour ne pas se retrouver piégée par des choix prématurés. « Il serait évidemment préférable de disposer de systèmes capables de neutraliser simultanément des essaims de drones à plusieurs kilomètres de distance, plutôt que de recourir à des canons ou à des missiles un par un. »
Des data scientist à bord
Sur le volet données et intelligence artificielle (IA), l’amiral Vaujour a décrit une transformation déjà bien engagée, plus avancée qu’on ne le dit. L’exemple le plus frappant est celui du Centre d’interprétation et du renseignement acoustique, le Cira, dont les spécialistes sont surnommés les « oreilles d’or » de la Marine. Cette entité, dont le métier consiste à identifier les signatures sonores des sous-marins adverses, fonctionnait jusqu’ici presque exclusivement sur l’expertise humaine : des spécialistes formés pendant des années, capables de distinguer à l’oreille le bruit d’une trappe de service de celui d’un tube lance-torpilles. L’IA n’a pas remplacé ces hommes. Elle a multiplié par quarante leur capacité de traitement, sans augmenter les effectifs d’une seule tête. Les experts interviennent désormais là où leur valeur ajoutée est irremplaçable. Le reste, les volumes massifs de données brutes, l’algorithme s’en charge. « Ce modèle est bien accepté par les marins, qui y trouvent une reconnaissance de leur expertise », a observé l’amiral.
La même logique a guidé l’expérimentation menée lors du dernier déploiement du groupe aéronaval. La Marine a embarqué 17 data scientist sur différents bâtiments, chacun pendant un mois, mélangés aux équipages, pour développer les algorithmes et observer comment l’IA pouvait s’intégrer concrètement dans la vie du bord. L’amiral en tire une conviction qu’il avait déjà posée dans son livre Les guerres des mers : un bâtiment doit pouvoir se mettre à jour au rythme des opérations, et pas au rythme des arrêts techniques majeurs. « Dans les dix prochaines années, nous aurons à bord de nos bâtiments des data scientists capables de coder en Python et d’intervenir directement sur les algorithmes embarqués. » Le chantier a déjà commencé.
Car la transformation passe aussi par l’amont. La Marine a noué des partenariats avec l’Éducation nationale pour former directement les profils dont elle a besoin : un BTS nucléaire à Cherbourg, avec 200 candidatures pour 30 places, un BTS mécatronique à Saint-Mandrier, des BTS numériques à Brest. Le principe est simple : le marin de demain n’est pas recruté puis orienté. Il est formé pour un poste précis, dans un bâtiment précis.
Quand un partenaire part sans prévenir
L’abandon allemand du programme commun d’avion de patrouille maritime (MAWS) au profit des P-8 américains, décidé « sans concertation préalable », n’a pas fait l’objet d’un long développement. Mais le peu qu’il en a dit suffisait. La Marine avait construit avec Berlin un projet abouti, aligné sur le design, les coûts et le calendrier. Le retrait unilatéral de l’Allemagne n’a pas changé le besoin : l’avion de patrouille maritime reste « un capteur et un effecteur absolument essentiel pour la maîtrise de notre dissuasion et de notre liberté d’action », mais il en a alourdi la charge. Et contraint la France à trancher seule une question qu’elle espérait régler à deux.
Fin 2024, la compétition s’est conclue par un choix que peu avaient anticipé : l’A321XLR d’Airbus Defence & Space face au Falcon 10X de Dassault Aviation. Une première historique : jamais Airbus n’avait battu le constructeur du Rafale sur un programme national de cette envergure.
Ce qui a emporté la décision, c’est la capacité d’emport : en ouvrant le ventre de l’appareil, on peut embarquer suffisamment d’équipements et de munitions pour couvrir l’ensemble du spectre des missions de patrouille maritime. Le Falcon était plus agile, plus rapide. L’A321XLR emporte plus. Le ministère a choisi de coller aux missions. Un lancement en réalisation est envisagé à la fin de cette année. L’amiral a laissé la porte ouverte à d’éventuels partenaires européens. Ceux qui ont choisi le P-8 aujourd’hui auront besoin d’autre chose demain.
La vulnérabilité du porte-avions, un procès mal instruit
La vulnérabilité du porte-avions face aux nouvelles menaces est revenue plusieurs fois lors de l’audition, nourrie par les difficultés des groupes aéronavals américains en Iran. Le CEMM a remis les choses à leur place : « Un missile balistique n’est pas conçu pour frapper une cible mobile. » Les Iraniens ont visé des bases militaires. Pas des coques en mouvement. Ce que certains ont lu comme une démonstration de vulnérabilité était, à y regarder de plus près, une démonstration d’évitement.
L’amiral n’a pas esquivé la question pour autant. « Le porte-avions de supériorité n’est en rien un outil du passé. Bien au contraire, lorsque la voie terrestre ou le survol ne sont plus ouverts, le porte-avions offre l’accès et permet de porter les feux au loin. Il ne faut jamais l’oublier. » La protection du groupe repose sur un empilement de couches défensives : l’autodéfense du bâtiment, les frégates d’accompagnement pour éviter la saturation, et des moyens diversifiés face aux drones. Car les missiles complexes ne sont pas toujours la réponse la plus adaptée face à des Shahed. Parfois, un canon ou un brouilleur fait mieux, et moins cher.
Loin des théâtres de haute intensité, les outre-mer ont eu droit à un bilan plus apaisé. La période de transition est derrière : chaque territoire dispose désormais d’un patrouilleur outre-mer (POM) aux performances très supérieures aux anciens P400, dotés de drones et de deux embarcations rapides.
Sur le BATRAL3, pas d’ambiguïté : « Je n’ai pas trouvé d’espace pour intégrer un BATRAL dans la programmation actuelle. » Plusieurs députés avaient pourtant porté le sujet avec constance, convaincus que ces bâtiments à fond plat capables de s’échouer sur une plage sans installation portuaire offraient une capacité irremplaçable : déployer une compagnie de combat aux îles Éparses, répondre à une catastrophe naturelle à Mayotte, assurer une présence militaire dissuasive dans le Pacifique. Leur retrait avait même été qualifié, dans un rapport du Sénat, de « rupture capacitaire qui ne dit pas son nom ». L’amiral en convient, mais propose une autre réponse : les EDAS4, plus petits, plus rustiques, conçus pour l’échouage et le transport par la mer.
Mais serein ne veut pas dire sans problèmes. La Réunion, pivot indispensable des opérations dans l’océan Indien, étouffe : les quais ne suivent plus la taille croissante des bâtiments. À Mayotte, la base navale doit être reconstruite, dans une logique de lutte contre les trafics illicites. On sait ce qu’il faut faire. On ne sait pas encore comment le payer.

La Marine nationale tient. Pour combien de temps encore ?
Au fond, cette audition a dit deux choses en même temps. La Marine est au rendez-vous : elle déploie, elle tient, elle se transforme. Mais elle avance aussi avec une liste de dossiers non réglés qu’elle traîne sans toujours pouvoir les fermer. Le format des frégates attendra la prochaine LPM. Le programme MAWS continue sans l’Allemagne. La guerre des mines traverse une zone de turbulences. Les frégates de surveillance vieillissent sans successeur en vue. Et l’outre-mer réclame des infrastructures que personne n’a encore trouvé le moyen de financer. Ce n’est pas une marine en difficulté. C’est une marine en tension, ce qui n’est pas la même chose.
Dans ce labyrinthe de dossiers ouverts, l’amiral a une boussole : « la détermination du temps long et l’agilité du temps court. » Le temps long, c’est le porte-avions France Libre, le renouvellement des Atlantique 2, la poursuite des FDI, la montée en gamme des capacités numériques. Le temps court, c’est l’injection rapide de nouvelles capacités sur les bâtiments existants, drones, brouilleurs, munitions, data hubs embarqués.
Ces deux lignes ne s’opposent pas. Elles se complètent. Mais elles supposent que la prochaine loi de programmation militaire soit au rendez-vous sur le format, les effectifs et les coopérations européennes. Richelieu, qui fondait la Marine il y a quatre cents ans, écrivait que « la France doit avoir une flotte de combat qui puisse partout défendre l’honneur du pavillon national ». L’amiral Vaujour n’en pense pas moins. Pour l’instant, la Marine tient. Elle tient parce que des choix ont été faits depuis des années, dans la durée et sans éclat, sur la maintenance, les infrastructures, la formation. Elle tient aussi parce que ses marins font beaucoup avec ce qu’ils ont. La démonstration de force navale a bien lieu. L’amiral l’avait dit en introduction : la démonstration de force navale a lieu en ce moment. Pas dans un port. En mer.
- Système de lutte anti-mines marines futur ↩︎
- Système surface-air à très courte portée ↩︎
- BÂtiment de TRAnsport Léger ↩︎
- Engins de débarquement amphibie standard ↩︎
Photo © Marine nationale