OpexNews
  • ACCUEIL
  • À PROPOS
  • NOUS CONTACTER
OpexNews

Tapez et appuyez sur Entrée pour effectuer la recherche

OpexNews
  • ACCUEIL
  • À PROPOS
  • NOUS CONTACTER
OpexNews

Tapez et appuyez sur Entrée pour effectuer la recherche

Actualités

GM200 : la Belgique rejoint la liste des clients européens de Thales

Pierre SAUVETON
21 juillet 2026 3 Mins de lecture

La Belgique vient de passer commande de 14 radars GM200 (Ground Master 200) auprès de Thales. L’annonce a été faite il y a quelques jours à Ankara, en marge du sommet de l’OTAN, dans le cadre d’un accord de coopération plus large signé avec les Pays-Bas. Pour la Défense belge, ce contrat marque le retour d’une capacité de détection terrestre qu’elle avait laissée s’éroder depuis près de vingt ans.

Le choix du GM200 ne doit rien au hasard. Conçu par la division néerlandaise de Thales, basée à Hengelo, ce radar à antenne active équipe déjà l’armée des Pays-Bas, qui en a commandé plus d’une quinzaine d’exemplaires ces dernières années. En alignant son propre parc sur celui de son voisin, la Belgique s’assure une compatibilité immédiate avec les procédures de suivi de cibles, les protocoles de communication et les standards de maintenance déjà en place chez son voisin. Un choix pragmatique, qui évite de partir d’une feuille blanche.

Compact, mobile, déployable en quinze minutes

Techniquement, le GM200 tient dans un unique conteneur de 6 mètres, pour un poids inférieur à 10 tonnes. Il embarque un mât télescopique, un groupe électrogène et un poste pouvant accueillir deux opérateurs. Transportable par la route, le rail ou un avion tactique du type C-130, il se déploie en une quinzaine de minutes à peine, un atout décisif face à des menaces qui exigent une dispersion rapide des capteurs plutôt qu’une poignée de sites fixes faciles à repérer.

Côté performances, l’appareil surveille jusqu’à 250 kilomètres et engage des cibles jusqu’à 100 kilomètres, avec un plafond de 80 000 pieds. Il actualise ses pistes toutes les 1,5 seconde, ce qui réduit d’autant le délai entre la détection d’un objet et sa qualification. Drones de petite taille, hélicoptères surgissant derrière un relief, missiles de croisière volant au ras du sol ou tirs de mortiers : le radar est conçu pour couvrir un spectre de menaces que les radars fixes plus anciens peinaient à traiter simultanément.

Ces quatorze exemplaires viendront irriguer l’ensemble de l’architecture de défense sol-air belge, en assurant la détection en amont des batteries NASAMS et des tourelles Skyranger commandées dans le même paquet. Sans cette couche de surveillance mobile, les intercepteurs resteraient aveugles face à des menaces volant à basse altitude ou cherchant à se dissimuler dans le relief. Le radar agit donc comme le véritable point d’entrée du système, celui qui alimente en informations l’ensemble de la chaîne de commandement.

opexjobs

Chez Thales, une production qui s’emballe

La commande belge s’inscrit également dans une dynamique commerciale favorable à Thales. L’industriel a vu sa production de radars quadrupler entre 2021 et 2025, sur ses sites français et néerlandais, et un accord signé le mois dernier avec le ministère néerlandais de la Défense prévoit une hausse supplémentaire de 60 % du nombre d’antennes produites d’ici 2028. La Lituanie, le Danemark, la Norvège et la Suède ont déjà rejoint la liste des utilisateurs européens du GM200, un cercle que Bruxelles complète désormais à son tour.

Reste à préciser la version exacte retenue. Rien n’a filtré officiellement, mais tout indique que la Belgique optera pour la variante compacte MM/C, plus rapide à déployer, plutôt que pour la version tout-en-un MM/A. Un choix cohérent avec la volonté affichée de coller au plus près au modèle néerlandais.

Pour l’industrie belge, cette commande ouvre aussi une porte. Plusieurs sociétés locales, dont Thales Belgium, devraient participer à la fabrication de composants et de circuits imprimés, ainsi qu’à des travaux de maintenance et de cybersécurité. De quoi transformer un contrat d’achat en un ancrage industriel durable, à condition que les volumes de production suivent le rythme promis par l’industriel. Le calendrier précis des livraisons n’a pas encore été communiqué, mais l’intégration de ces radars conditionnera directement la mise en service des autres composantes du dispositif, à commencer par les batteries NASAMS attendues dès 2027.

Photo © EMA

Tags:

AnkaraBelgiqueBITDdéfenseexportGM 200Ground Master 200industriemilitaireNASAMSOTANradarSkyrangerThalesThales BelgiumThales NetherlandsTheo Francken

Partager l'article

Les articles récents

thales gm 200
GM200 : la Belgique rejoint la liste des clients européens de Thales
Pierre SAUVETON
greenerwave
Caméléon, Centaure : la DGA muscle les communications spatiales des armées françaises
Pierre SAUVETON
patriot lockheed martin
Lockheed Martin dévoile le PAC-3 ACE, un Patriot low-cost pour reconstituer les stocks
Pierre SAUVETON
aura aero enbata drole male
Jeremy Caussade (Aura Aero) : « Il faut réindustrialiser pour décarboner, mais aussi réindustrialiser pour se défendre »
Pierre SAUVETON
helsing cloud
Après le SCAF, l’Allemagne mise sur Helsing pour son cloud de combat
Pierre SAUVETON

Nous contacter

À propos

Catégories
Actualités 306
Critique 16
Focus 99
Interview 28
Reportages 1
OpexNews

Comprendre et faire vivre les enjeux de défense, de la BITD et du renseignement.

OPEXNEWS © 2026. Tous droits réservés